Les subventions pour la garde d’enfants en Suisse ne sont ni fédérales ni uniformes. Dès le 1er août 2026, le canton de Zoug prend en charge environ un tiers de votre facture de crèche, quel que soit votre revenu ; Zurich participe aussi, mais uniquement selon votre revenu et votre fortune. Ni l’un ni l’autre ne verse un franc pour une nounou — et cela mérite d’être écrit noir sur blanc par une entreprise qui propose justement des nounous. Vous trouverez ci-dessous chaque montant publié pour 2026, la condition qui l’accompagne, et le seul allègement auquel une nounou donne droit.
La réponse directe d’abord, parce que c’est celle que les parents cherchent réellement.
La Suisse ne connaît aucune subvention fédérale versée aux parents. L’aide est cantonale et communale, et les deux systèmes qui pèsent le plus autour de Zurich et de Zoug fonctionnent à l’inverse l’un de l’autre.
Le canton de Zoug introduit un forfait cantonal (Kantonspauschale) le 1er août 2026 : environ 33 % du tarif moyen de garde, versé sous forme de CHF 47.15 par jour de crèche pour un enfant de plus de 18 mois et CHF 52.60 en dessous de 18 mois, ou CHF 5.15 et CHF 6.65 par heure chez une maman de jour. Il est indépendant de votre revenu et de votre fortune — une rareté en Suisse, et la raison d’être de cette page.
La Ville de Zurich (Stadt Zürich) ne délivre pas de bons de garde. Elle verse une subvention directement à une crèche subventionnée, qui vous facture ensuite un tarif réduit calculé sur votre revenu et votre fortune. Deux familles inscrites dans la même crèche peuvent payer des montants très différents.
Ni l’un ni l’autre ne verse quoi que ce soit pour une nounou. Les deux dispositifs sont réservés aux crèches autorisées et aux mamans de jour agréées. Nous proposons des nounous, et nous préférons que vous l’appreniez ici plutôt qu’après un refus. Ce à quoi une nounou donne droit, c’est la déduction fiscale des frais de garde — un mécanisme distinct, expliqué plus bas.
Et une subvention ne vous achète pas une semaine. Elle rend moins chères des journées situées à l’intérieur des heures d’ouverture d’une crèche. Le départ à l’aube, le retour tardif, les semaines de fermeture, le matin où votre enfant a de la fièvre et les vacances scolaires restent hors de tous les dispositifs présentés ici. C’est dans cet écart que la garde à domicile prend tout son sens.
Le plus grand changement de l’année dans le financement de la garde d’enfants en Suisse — et à ce jour aucune page francophone ne l’explique.
Le canton de Zoug versera un montant fixe correspondant à 33 % du tarif cantonal moyen de garde pour chaque enfant ayant droit. Comme il est forfaitaire et non calculé sur le revenu, le montant qui apparaîtra sur votre facture est prévisible avant même de déposer la demande — ce qui n’est le cas de presque aucune autre aide suisse à la garde d’enfants.
| Type de garde | Enfant de plus de 18 mois | Enfant de moins de 18 mois | Unité |
|---|---|---|---|
| Crèche autorisée | CHF 47.15 | CHF 52.60 | par jour de garde |
| Maman de jour agréée | CHF 5.15 | CHF 6.65 | par heure |
| Nounou privée | Aucun droit | Aucun droit | — |
| Hort / Mittagstisch | Voir la note | Voir la note | — |
En Ville de Zoug, le forfait cantonal se cumule avec les Betreuungsgutscheine communaux — les bons de garde —, ouverts dès la même date aux ménages dont le revenu imposable est inférieur à CHF 170’000 et la fortune à CHF 500’000 : deux réductions sur une seule facture, l’une cantonale et aveugle au revenu, l’autre communale et calculée sur le revenu. Deux demandes distinctes, aucune ne déclenchant l’autre.
Non pas un système mais deux superposés, et le second change à la limite de votre commune.
Presque tous les guides destinés aux familles internationales décrivent le financement suisse de la garde d’enfants comme cantonal. C’est la moitié de l’histoire. L’argent arrive sur votre facture par deux étages indépendants : un étage cantonal, là où il existe, et un étage communal que chaque Gemeinde — chaque commune — conçoit et finance pour elle-même. Ils ne partagent ni formulaire, ni seuil, ni définition de ce qu’est « travailler ». Deux familles au revenu identique, dont les enfants fréquentent la même crèche, peuvent donc recevoir une aide sensiblement différente, simplement parce que l’une habite quatre kilomètres plus loin, de l’autre côté d’une frontière communale.
Fixé par le canton, appliqué uniformément sur son territoire, administré de manière centralisée. C’est cet étage que l’on désigne en disant « la Suisse subventionne la garde d’enfants ».
Le forfait cantonal zougois en est l’exemple le plus net aujourd’hui : CHF 47.15 par jour de crèche, identiques pour chaque famille du canton qui y a droit. La plupart des cantons n’ont aucun étage universel comparable.
Votre Gemeinde décide si elle finance la garde d’enfants, à quelle hauteur, sur quels seuils de revenu et de fortune, et quels prestataires elle reconnaît.
La Ville de Zoug délivre des Betreuungsgutscheine — des bons de garde — jusqu’à un revenu de CHF 170’000 et une fortune de CHF 500’000. La Ville de Zurich fait structurellement autre chose : non pas un bon, mais une subvention versée directement à la crèche. La commune voisine peut pratiquer l’un, l’autre ou rien, et aucun registre ne permet de les comparer.
C’est la raison pour laquelle nous ne publierons pas de tableau des « subventions de garde d’enfants par canton ». Un tel tableau est forcément périmé, faux à l’échelon communal, ou extrapolé de trois villes à un pays de plus de deux mille communes. Voici plutôt la suite de questions à poser pour votre adresse.
Non pas « qu’est-ce que je vais toucher », mais « cette commune finance-t-elle l’accueil extrafamilial, et par quel instrument ». Demandez-le par écrit, et réclamez le règlement en vigueur.
L’aide est presque toujours réservée à une bewilligte Kita ou à une gemeldete Tagesfamilie. Une place dans une excellente crèche absente de la liste ne vaut rien pour votre demande.
Les seuils sont faciles à trouver ; ce sont les définitions qui décident. Revenu imposable ou brut, quelle année fiscale, fortune brute ou nette. Deux familles au même salaire peuvent tomber de part et d’autre d’un seuil sur la seule définition.
En Ville de Zoug, oui, dès le 1er août 2026. Ne partez pas du principe que c’est général. Une commune qui déduit sa propre contribution de celle du canton vous laisse bien moins que ne le laissent croire les montants affichés.
L’accueil parascolaire, le Mittagstisch, la couverture pendant les vacances et la garde hors des heures d’ouverture de la crèche : régulièrement hors du périmètre financé, et précisément les heures qui posent problème aux parents qui travaillent.
Un enfant de plus de dix-huit mois, cinq jours de garde par semaine, en Ville de Zoug. Jusqu’où les montants publiés vous mènent, et où ils s’arrêtent.
Deux parents actifs en Ville de Zoug, un enfant de deux ans, une place dans une bewilligte Kita : toutes les conditions publiées sont remplies. Le calcul cantonal est donc déterminé — la seule partie d’une facture de garde suisse que vous pouvez établir à l’avance.
Le multiplicateur 4,33 est la convention suisse habituelle pour convertir un montant hebdomadaire en montant mensuel. Notez ce que ce chiffre est et n’est pas : la réduction, pas le prix, et elle tombe quels que soient les revenus et la fortune du ménage.
La deuxième étape, c’est l’étage communal. Dès la même date, la Ville de Zoug délivre des Betreuungsgutscheine — des bons de garde — aux ménages dont le revenu imposable est inférieur à CHF 170’000 et la fortune à CHF 500’000. Sous les deux seuils, le bon se cumule au forfait cantonal et réduit une nouvelle fois la même facture. Au-dessus de l’un ou de l’autre, il disparaît sans toucher au forfait : le ménage conserve ses CHF 1’020.80 par mois dans les deux cas.
| Élément du calcul | Statut | Ce que nous pouvons dire |
|---|---|---|
| Forfait cantonal, plus de 18 mois | Publié | CHF 47.15 par jour de garde |
| Cinq jours de garde par semaine | Votre réservation | CHF 235.75 par semaine |
| Le même montant par mois, à 4,33 semaines | Arithmétique | CHF 1’020.80 par mois |
| Examen du revenu ou de la fortune au niveau cantonal | Publié | Aucun — sans objet |
| Droit au bon de garde de la Ville de Zoug | Publié | Revenu sous CHF 170’000, fortune sous CHF 500’000 |
| Montant du bon de garde zougois | Non vérifié de notre côté | Fixé par la commune — demandez son règlement |
| Le tarif mensuel propre à la crèche | Non vérifié de notre côté | Variable d’un établissement à l’autre — demandez par écrit |
| Ce que vous payez au final | Impossible à chiffrer | Tarif moins forfait moins bon de garde |
Ce terme manquant n’est pas un détail : CHF 1’020.80 par mois transforment une facture de CHF 2’000 et se contentent d’alléger une facture de CHF 3’500. Demandez par écrit à votre crèche sa grille tarifaire 2026–27, et si les mensualités continuent de courir pendant les semaines de fermeture. Notez aussi ce que cinq jours de garde laissent encore à découvert : cinq blocs à l’intérieur des heures d’ouverture d’un établissement, ce n’est pas cinq journées de travail pour deux parents qui font la navette.
Suffisamment différent pour que raisonner comme à Zoug vous donne un faux chiffre.
Le canton verse un montant fixe par jour de garde, identique pour chaque famille qui y a droit. Salaires et économies n’entrent pas en ligne de compte : vous pouvez calculer votre coût net de crèche à partir du montant publié avant même de parler à qui que ce soit. Une famille zougoise aisée touche ce que touche une famille modeste.
La ville verse une subvention directement à la crèche, pondérée par un Beitragsfaktor — un facteur de contribution — dérivé de votre revenu et de votre fortune. La crèche vous facture ensuite le montant réduit.
Le tarif publié est donc une fourchette, pas un prix. La ville met à disposition un calculateur plutôt qu’un tableau, et aucun chiffre unique ne peut être cité ici honnêtement.
Zurich ajoute encore une condition de motif — domicile en ville, plus emploi, formation, recherche active d’emploi, mesure d’intégration ou raison de santé — et plafonne le nombre de jours subventionnés par an : une réservation de cinq jours ne verra donc pas forcément chaque jour subventionné.
Les exemples chiffrés publiés par la ville montrent l’ampleur de la fourchette : ce qui atterrit sur la facture des parents va d’environ CHF 12 à CHF 120 par jour de garde, jusqu’à 240 jours subventionnés par an. Deux familles dont les enfants partagent la même salle peuvent payer du simple au décuple pour la même journée — c’est le fonctionnement voulu.
| Facteur de contribution (Zurich) | La ville paie par jour | Le parent paie par jour | Plafond annuel |
|---|---|---|---|
| 0 % — contribution la plus basse | CHF 108 | CHF 12 | 240 jours |
| 50 % | CHF 54 | CHF 54 | 240 jours |
| 75 % | CHF 27 | CHF 93 | 240 jours |
| Sans subvention — plein tarif | CHF 0 | CHF 120 | — |
Les seuils exacts de revenu et de fortune derrière ces facteurs ne sont volontairement pas reproduits ici : la ville publie un calculateur et non un tableau, et nous n’avons pas pu vérifier un jeu de seuils que nous accepterions d’imprimer.
Les conseils de relocation parlent d’impôts, de loyer et de trajet. Presque jamais de ceci — alors que, pour un ménage avec un enfant en âge préscolaire, c’est parfois le plus gros poste.
Zoug et Zurich sont à vingt-cinq minutes l’une de l’autre et financent la garde d’enfants sur des principes opposés, ce qui fait de cette frontière un véritable événement financier pour un ménage avec de jeunes enfants. La question n’est pas de savoir quel canton est généreux, mais lequel est généreux avec vous.
| Si votre ménage est… | Arrivée en Ville de Zurich | Arrivée dans le canton de Zoug | Ce qui décide |
|---|---|---|---|
| À revenu modeste et fortune faible | Peut-être le meilleur résultat de Suisse — jusqu’à CHF 108 d’une journée pris en charge | CHF 47.15 par jour, comme tout le monde | Le Beitragsfaktor peut battre un forfait |
| À revenu élevé ou détenteur de fortune | La subvention s’efface — vous pouvez finir au plein tarif | CHF 47.15 par jour quoi qu’il arrive ; le bon communal seulement sous les seuils | Zoug ne demande pas ce que vous gagnez |
| En besoin de certitude pour un budget de déménagement | Un calcul impossible tant que votre situation fiscale n’est pas stabilisée | Un montant publié, budgétable dès aujourd’hui | La prévisibilité, pas la générosité |
| Employeur d’une nounou plutôt qu’usager d’une crèche | Aucune aide | Aucune aide | Aucun des deux ne finance la garde à domicile |
Trois remarques pratiques. Premièrement, le modèle zurichois tient compte de la fortune autant que du revenu : un ménage qui arrive avec des économies ou une prime de relocation peut découvrir que son revenu lui aurait ouvert un droit, mais pas son bilan. Deuxièmement, le forfait zougois est cantonal, il survit donc à un déménagement entre communes zougoises ; le bon de garde de la Ville de Zoug, non. Troisièmement, une aide qui rend la garde moins chère sans la rendre plus disponible allonge la file d’attente : inscrivez-vous tôt et prévoyez une solution de repli avant d’en avoir besoin.
Le forfait s’occupe de la journée de crèche. Ceci s’occupe de tout ce qui l’entoure — le départ à l’aube, le retour tardif, la semaine de fermeture, le jour de maladie. Par enfant, TVA 8,1 % comprise, sans formulaire de contact à remplir.
Le montant mensuel repose sur 4,33 semaines, la convention qu’utilisent les salaires suisses pour convertir un contrat horaire en salaire. Les tarifs s’entendent par enfant, avec une séance minimale de deux heures, et la TVA de 8,1 % est déjà comprise dans les chiffres de droite. Flex est le tarif à la demande pour toute réservation à moins de 48 heures.
Vérifiée, contrôlée et anglophone — le niveau du quotidien.
Plusieurs années de métier, avec des références que nous avons appelées.
Diplômée en pédagogie ou en petite enfance, au fait du programme primaire.
À la demande : moins de 48 heures d’avance, soirs, week-ends, jours fériés.
Une fois admis que la garde à domicile est une dépense entièrement privée, la question suivante est de savoir si c’est votre ménage qui devient employeur, ou nous. C’est une décision financière plus lourde que n’importe quelle subvention de cette page.
La colonne « employeur » du tableau ci-dessus correspond à une facture bien réelle, que quelqu’un paie. Quand vous réservez chez Rundil, ce quelqu’un, c’est Rundil. Nous sommes un service de garde d’enfants géré, pas une agence de nounous ni un intermédiaire : nous employons la nounou, donc l’AVS, la LPP, l’assurance-accidents, le salaire en cas de maladie et le délai de congé sont les nôtres. Votre ménage ne s’inscrit jamais comme employeur et ne dépose jamais le moindre document.
La section qui plaide contre notre propre service. Une page qui ne dit que ce qu’on veut entendre ne mérite pas d’être citée.
Nous avons vérifié directement Zoug, Zurich et Berne, et trouvé partout la même restriction : l’aide est liée à une institution autorisée — une bewilligte Kita ou une gemeldete Tagesfamilie. La garde assurée chez vous, par une personne que vous employez ou par une entreprise comme la nôtre, sort de tous les dispositifs que nous avons pu identifier. Nous n’avons pas passé au crible les 26 cantons : la formulation honnête est donc « aucun canton que nous ayons pu identifier » plutôt que « aucun n’existe » — mais s’il existe une exception, elle est bien cachée.
Le canton de Berne est le plus explicite : son portail familles range la nounou parmi les weiteres Betreuungsangebot, c’est-à-dire à côté du système financé plutôt qu’à l’intérieur. La logique n’a rien d’arbitraire : l’argent public suit un régime d’autorisation, parce que c’est l’autorisation qu’un canton peut contrôler.
Le tableau fédéral n’y change rien. L’Anstossfinanzierung prend fin le 31 décembre 2026. Son successeur, la LSAcc (UKibeG), a été adopté par le Parlement en décembre 2025 et introduit une allocation de garde d’au moins CHF 100 par mois, augmentée de CHF 50 par demi-journée supplémentaire, jusqu’à un maximum de CHF 500 par enfant. Deux réserves : les premiers versements sont attendus vers le tournant de la décennie, pas en 2026, et les nounous, les grands-parents et les autres formes de garde à domicile en sont également exclus de façon explicite.
Donc, si vous êtes venu chercher un dispositif qui paie une partie du salaire d’une nounou : nous n’en avons trouvé aucun, ni cantonal ni fédéral. Prévoyez la garde à domicile comme une dépense entièrement privée. Le seul allègement qui l’atteigne est la déduction fiscale.
Là où une nounou finit par ouvrir un droit — et là où la plupart des guides s’arrêtent.
Les deux mots s’emploient l’un pour l’autre alors qu’ils décrivent des événements financiers entièrement différents. Une subvention réduit la facture posée devant vous, ce mois-ci. Une déduction réduit le revenu sur lequel vous êtes imposé, réglée à la taxation — une fraction de ce que vous avez dépensé, bien plus tard, à votre taux marginal.
C’est pourquoi « la garde d’enfants est-elle subventionnée en Suisse » et « les frais de garde sont-ils déductibles en Suisse » n’appellent pas la même réponse pour une même famille. Une nounou n’est jamais le premier cas. Elle peut être le second.
Une règle piège presque tout le monde : vous ne pouvez pas déduire l’intégralité du salaire. Seule la part garde d’enfants de la rémunération d’un employé de maison est déductible, et la clé de répartition est fixée par le canton. Il n’existe aucun pourcentage national. Schwyz admet forfaitairement un quart du salaire net ; Berne admet 50 %. Ce n’est pas un écart d’arrondi, c’est un doublement.
Les CHF 30’000 sont une donnée d’illustration, pas un tarif que nous annonçons. C’est la clé cantonale, et non le salaire, qui décide quelle part d’une nounou arrive sur votre déclaration — et un plafond cantonal s’applique ensuite par-dessus.
Une dernière condition, et c’est là qu’une déduction devient discrètement impossible : la garde doit avoir été réellement assurée et payée, et l’emploi correctement déclaré. Les arrangements en espèces produisent un risque, pas une déduction. Si Rundil emploie la nounou, la facture fait foi et votre ménage ne s’inscrit jamais comme employeur — voyez notre guide pour engager une nounou en Suisse.
Le pont honnête entre « nous avons droit à une aide » et « notre semaine n’est toujours pas couverte ». Chaque point ci-dessous est un vrai trou.
Une subvention finance des journées de garde chez un prestataire reconnu, à l’intérieur de ses heures d’ouverture, les jours où il est ouvert, pour un enfant en assez bonne forme pour y aller. Relisez cette phrase en pensant à une semaine de travail : les trous se signalent tout seuls.
Une bonne crèche privée zurichoise ouvre de 06h45 à 18h15 — une journée de 11,5 heures, généreuse à tous égards, et pourtant pas une journée de travail plus deux trajets.
Un départ à 06h00, une fin à 19h00, un tour de garde hospitalier ou un train qui vous ramène à 18h40 tombent tous à côté, et l’heure supplémentaire au bord ne s’achète pas. C’est la raison la plus fréquente pour laquelle une famille disposant d’une place financée réserve quand même une nounou : non pas à la place de la crèche, mais autour d’elle.
Un tarif publié de crèche zurichoise le dit sans détour : la mensualité reste inchangée pendant les semaines de fermeture. Votre facture de décembre est identique à celle de novembre, et la subvention ne s’ajuste pas non plus.
Réclamez le calendrier des Betriebsferien par écrit le jour de la signature et réservez la relève tôt. Les familles qui réservent les semaines de fermeture en septembre obtiennent la nounou que leur enfant connaît.
Une crèche ne peut pas accueillir un enfant fiévreux. C’est le fonctionnement normal d’une collectivité. La conséquence est à sens unique : la place est indisponible, la mensualité court quand même, et la journée de travail d’un parent s’achève à 06h30.
Une nounou travaille chez vous : un enfant légèrement souffrant reste dans son lit, avec un adulte qu’il connaît. C’est la raison d’être de notre garde d’enfant malade ; et si le problème est pour aujourd’hui, la garde d’urgence est la voie la plus rapide.
Dès l’entrée à l’école, la crèche n’est plus du tout l’alternative. Les journées d’école suisses sont courtes, morcelées, et parsemées d’après-midi libres qui varient selon le degré.
À Zoug, le forfait est défini autour des crèches autorisées et des mamans de jour agréées. L’accueil parascolaire et le Mittagstisch sortent de cette définition — le canton pose la question sans publier de réponse écrite que nous ayons pu retrouver : considérez donc les heures scolaires comme non financées tant que vous n’avez pas de confirmation écrite. Le cas des enfants scolarisés est développé dans la garde périscolaire en Suisse.
Aucune aide suisse à la garde d’enfants que nous ayons pu identifier ne finance la garde le soir ou le week-end : tous les dispositifs sont bâtis autour de l’accueil institutionnel en semaine.
Pour un ménage où l’un des parents travaille un samedi sur deux, c’est un trou structurel et non un désagrément. La garde à domicile se facture à l’heure, avec une séance minimale de deux heures.
Nous vendons des nounous. Cette section dit à beaucoup de lecteurs de ne pas en prendre, parce que l’autre solution leur convient mieux.
Une place en crèche subventionnée est la garde d’enfants formelle la moins chère de Suisse, et de loin. Les exemples chiffrés de la Ville de Zurich montrent une participation parentale d’environ CHF 12 à CHF 120 par jour de garde pour une journée d’environ onze heures et demie. Au bas de cette fourchette, une famille paie près d’un franc de l’heure pour une garde autorisée, encadrée, repas compris. Aucune nounou privée ne rivalise avec cela, la nôtre comprise à CHF 45.40 de l’heure, TVA comprise, facturée par enfant.
Même au plein tarif privé, l’heure de crèche reste moins chère. Une crèche privée zurichoise publie CHF 1’850 par mois pour deux jours, CHF 2’550 pour trois, CHF 3’250 pour quatre et CHF 3’950 pour cinq, sur une journée de 06h45 à 18h15. Corrigez des semaines de fermeture et des heures inutilisées comme bon vous semble : on n’approche pas des CHF 45.40.
| Si cela décrit votre ménage… | La bonne réponse | Pourquoi |
|---|---|---|
| Vous obtenez un faible facteur de contribution à Zurich | Prenez la place subventionnée | Rien de privé ne rivalise avec CHF 12 la journée |
| Cinq jours de semaine prévisibles entre 06h45 et 18h15 | Prenez la place en crèche | Votre semaine correspond exactement au produit visé |
| Vous voulez un groupe d’enfants et un cadre collectif | Prenez la place en crèche | Un adulte dans un salon ne remplace pas un groupe de douze |
| Deux enfants en âge préscolaire, rythme de semaine ordinaire | Prenez la place en crèche | Notre tarif est par enfant : un deuxième enfant le double |
| Des horaires avant 06h45 ou après 18h15 | Crèche au milieu, nounou aux extrémités | L’heure de bordure ne s’achète à aucun prix |
| Vous avez besoin d’un jour par semaine, ou de journées courtes | Nounou | Peu de crèches vendent moins de deux journées pleines |
| Aucune solution pour le matin où l’enfant a de la fièvre | Nounou | Une place financée ne vaut rien un jour d’éviction |
| Enfants scolarisés, journées morcelées, longues vacances | Nounou | La subvention n’a jamais visé ces heures-là |
Alors, pour qui une nounou est-elle vraiment faite ? Quatre profils, définis étroitement à dessein. Les familles dont les horaires tombent hors des heures d’ouverture institutionnelles. Les familles qui ont besoin d’une garde à la maison — le tempérament d’un enfant, un déménagement, un besoin de santé, une langue familiale qu’aucune institution ne parle. Les familles qui veulent un adulte pour leurs propres enfants plutôt que pour un groupe. Et les familles qui ont besoin d’une relève quand la crèche leur est fermée : semaines de fermeture, jours d’éviction, vacances scolaires.
Si vous n’êtes dans aucun de ces profils et que vous avez droit à une place financée, prenez-la. Si vous y êtes, la formulation honnête n’est pas qu’une nounou serait une crèche chère. C’est que l’heure institutionnelle bon marché n’est pas disponible dans la forme dont vous avez besoin, et qu’aucune subvention ne répare un problème de couverture.
Calculé à partir des montants publiés, pour que vous voyiez le mécanisme au lieu de nous croire sur parole.
Comme Zoug publie un forfait, le calcul est simple. Le forfait cantonal se déduit par jour de garde : un enfant de plus de 18 mois inscrit sur cinq jours donne droit à 5 × CHF 47.15 = CHF 235.75 par semaine, avant tout bon de garde communal. Zurich ne se calcule pas du tout ainsi, parce que la subvention dépend d’un Beitragsfaktor que nous ne pouvons pas connaître — ce qui est en soi le plus utile à comprendre.
| Rythme de garde | Zoug, plus de 18 mois | Zoug, moins de 18 mois | Zurich |
|---|---|---|---|
| 2 jours par semaine | CHF 94.30/sem | CHF 105.20/sem | Selon revenu et fortune |
| 3 jours par semaine | CHF 141.45/sem | CHF 157.80/sem | Selon revenu et fortune |
| 4 jours par semaine | CHF 188.60/sem | CHF 210.40/sem | Selon revenu et fortune |
| 5 jours par semaine | CHF 235.75/sem | CHF 263.00/sem | Selon revenu et fortune |
Ce sont les réductions, pas le prix. Ce qui reste à payer dépend du tarif propre à votre crèche. Nous n’avons pas publié de fourchette de prix pour les crèches zougoises parce que nous n’avons pas pu en vérifier une à l’échelle du canton, et qu’une fourchette inventée vaudrait moins que rien.
Une remarque structurelle sur les montants pour les mamans de jour, exprimés à l’heure et non à la journée. À CHF 5.15 de l’heure, une journée de dix heures d’accueil familial donne droit à environ CHF 51.50 — un peu plus que les CHF 47.15 de la journée de crèche — tandis qu’une journée courte donne proportionnellement moins. Si vos besoins portent sur des journées courtes, la base horaire joue en votre faveur.
Le forfait zougois entre en vigueur le 1er août 2026. Tout ce qui suit se lit à rebours de cette date, parce que l’ordre compte plus que les formulaires.
En Suisse, l’aide à la garde d’enfants n’a rien de rétroactif par principe. Elle est octroyée à partir d’une date de décision, pour une place reconnue, à un ménage qui remplit déjà les conditions. Une famille qui dépose en septembre pour une place commencée en août est traitée comme ayant déposé en septembre.
Demandez par écrit à votre crèche si elle est une bewilligte Kita, ou à votre maman de jour si elle est gemeldet. Tout le reste en dépend, et cela tient en un courriel.
Demandez tôt les formulaires cantonaux et communaux, et lisez la section des conditions avant de remplir quoi que ce soit. C’est là que vous saurez si tous les détenteurs de l’autorité parentale passent le test de l’activité lucrative.
Attestations d’emploi, attestation de domicile, données de l’enfant, statut d’autorisation du prestataire. Un dossier complet se décide ; un dossier incomplet attend.
CHF 47.15 par jour de crèche au-delà de dix-huit mois, CHF 52.60 en dessous, jusqu’au 31 juillet 2027. Une décision en main, et la première facture après cette date est déjà réduite.
Chaque semaine de retard fait perdre jusqu’à CHF 47.15 par jour de garde. Sur une place à cinq jours, cela dépasse CHF 235 par semaine — de l’argent réel, perdu pour un formulaire.
Mettons un chiffre sur le retard. Une famille zougoise avec un enfant de plus de dix-huit mois sur cinq jours de garde touche CHF 235.75 par semaine : six semaines de retard représentent donc environ CHF 1’414 d’aide à laquelle vous aviez droit et que vous n’avez pas reçue. Seule la date sur la demande a changé.
Et voici ce que personne n’écrit : pour les familles francophones, le goulot d’étranglement n’est presque jamais le droit. C’est la langue. Chaque page de référence, chaque règlement, chaque formulaire et chaque décision est uniquement en allemand. Le scénario d’échec, ce n’est pas la famille qui n’a pas droit — c’est celle qui y a droit, ouvre un PDF allemand de cinq pages en juin, et dépose en octobre.
Un ami germanophone, un collègue ou un traducteur payant — décidez avant d’ouvrir le formulaire. Chacune de ces options coûte une fraction d’une semaine de crèche non réduite.
Lisez d’abord la section des conditions. La moitié des efforts gaspillés ici sont des dossiers complets déposés par des ménages qui n’allaient jamais remplir l’exigence d’activité lucrative ou de formation.
En Ville de Zoug, cela fait deux demandes, deux autorités, deux jeux de pièces. Demander le forfait cantonal ne déclenche pas la procédure du bon de garde. Agendez les deux.
Vous en aurez besoin quand la place change, quand vous changez de commune, quand les montants seront redéfinis au 31 juillet 2027, et si une facture arrive sans réduction.
Trois familles de prestations que vous devriez sinon acheter, organiser ou porter séparément. C’est ce qui distingue un tarif géré d’un salaire.

Notre expérience avec Rundil Childcare a été merveilleuse. Notre enfant s’est senti à l’aise dès le début, et la communication avec nous a toujours été claire et rassurante. Organiser notre semaine est devenu tellement plus simple.
Rundil nous a permis de trouver une solution fiable pour nos deux enfants après l’école. La garde a été chaleureuse, attentive et régulière, et les enfants attendent vraiment ces moments avec impatience. Nous sommes très satisfaits du service.
Nous avions besoin d’une garde ponctuelle capable de s’adapter à nos horaires changeants. La démarche a été simple, et l’accompagnement reçu s’est révélé professionnel et bienveillant. Il est rassurant de savoir que quelqu’un de fiable est là quand il le faut.
Notre fille s’est adaptée très vite et paraît toujours heureuse et détendue après chaque visite. Nous apprécions particulièrement la communication régulière et l’attention portée à son rythme. Rundil est un vrai soutien pour notre famille.
Nous avons contacté Rundil pour une garde en soirée et avons été très contents de l’expérience. Tout a été géré avec calme et professionnalisme, et nos enfants se sont sentis en sécurité et à l’aise. Nous ferions volontiers appel au service à nouveau.
La garde a été fiable, chaleureuse et très bien adaptée à notre famille. Notre fils apprécie les activités et l’attention qu’on lui porte, et nous apprécions la ponctualité et la qualité de la communication. Cela nous apporte une vraie tranquillité d’esprit.
Dix-huit questions, traitées à partir des sources cantonales, avec le chiffre dès la première phrase chaque fois qu’il en existe un.
Rundil applique le même tarif partout en Suisse. Ce qui change d’un canton à l’autre, c’est le coût de la solution concurrente — l’écart entre employer une nounou vous-même et en réserver une chez nous est donc le plus large dans le canton de Vaud et le plus étroit à Zoug.
Chaque chiffre cité sur cette page est détaillé quelque part dans le reste du dossier.
La comparaison vers laquelle cette page ne cesse de pointer, avec des montants après subvention plutôt que des tarifs bruts.
Comparer →Tout le calcul, du salaire brut au montant que vous payez, niveau par niveau.
Voir le calcul →La garde à domicile dans le canton où le nouveau forfait arrive le 1er août 2026.
Nounous à Zoug →Les heures que la journée d’école ne couvre pas — et qu’une subvention ne couvre généralement pas non plus.
Périscolaire →Pour le matin où la fièvre arrive, où la crèche ne peut pas accueillir votre enfant, et où la mensualité court quand même.
Voir la solution →Ce qu’implique le rôle d’employeur — contrat, salaires, assurances, et l’emploi déclaré dont dépend une déduction.
Lire le guide →CHF 42, 47 ou 54 de l’heure hors TVA 8,1 %, par enfant, deux heures minimum. Ni commission d’intermédiaire, ni frais d’inscription, ni paperasse d’employeur, ni durée minimale — une nounou vérifiée et anglophone, attribuée en 48 à 72 heures.
We use cookies to improve your experience on our site. By using our site, you consent to cookies.
Manage your cookie preferences below:
Essential cookies enable basic functions and are necessary for the proper function of the website.
You can find more information in our Privacy Policy and Privacy Policy.